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USA Irak Iran diplomatie conflit défense armée 7 Nisan 2020 - 19:57

Dialogue Washington-Bagdad en juin sur l'avenir des troupes américaines en Irak Washington, 7 avr 2020 (AFP) - Washington et Bagdad tiendront mi-juin un "dialogue stratégique" pour décider notamment de l'avenir de la présence militaire américaine en Irak, formellement contestée par le Parlement irakien, a annoncé mardi le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. Les relations entre les deux pays alliés sont très tendues depuis une série d'attaques contre les intérêts américains en Irak fin 2019, attribuées par les Etats-Unis à l'Iran ou à des alliés paramilitaires irakiens. Elles se sont encore dégradées lorsque l'armée américaine a tué le puissant général iranien Qassem Soleimani et son lieutenant irakien lors d'une frappe aérienne à Bagdad, début janvier. Dans la foulée, le sentiment anti-américain a été exacerbé en Irak et le Parlement irakien a formellement voté pour réclamer le retrait des soldats des Etats-Unis, présents dans le pays dans le cadre d'une coalition internationale contre les jihadistes du groupe Etat islamique. "Les Etats-Unis ont proposé un dialogue stratégique avec le gouvernement irakien qui se tiendra mi-juin", a déclaré Mike Pompeo lors d'une conférence de presse à Washington. "Avec la pandémie mondiale de Covid-19 qui fait rage et les revenus pétroliers qui plongent et menacent l'économie irakienne d'effondrement, il est important que nos deux gouvernements travaillent ensemble pour éviter d'effacer les victoires obtenues contre l'EI et dans la stabilisation du pays", a-t-il estimé. Il s'agira d'une remise à plat de tous les sujets qui composent les relations américano-irakiennes, "y compris l'avenir de la présence des forces des Etats-Unis", a assuré le secrétaire d'Etat. Le sous-secrétaire d'Etat pour les Affaires politiques David Hale, numéro trois de la diplomatie américaine, représentera les Etats-Unis. L'administration de Donald Trump, qui a promis de désengager les forces américaines des théâtres d'opération coûteux au Moyen-Orient, n'exclut pas de réduire sa présence, éventuellement au profit de l'Otan, même si elle a jusqu'ici assuré qu'elle n'entendait pas quitter purement et simplement l'Irak. fff/dax

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